Rédaction
Retrouver un emploi après un licenciement est souvent une épreuve. Avec une moyenne de 133 jours, la quête d’un nouveau job est plus ou moins longue, selon le secteur, le profil et l’âge, selon l’enquête de Randstad.
80 % des personnes ayant bénéficié d’un accompagnement d’outplacement ont réussi à retrouver un emploi durable, d’après les chiffres de Randstad.
Cette proportion est plus élevée parmi les personnes touchées par un licenciement individuel que parmi celles ayant perdu leur emploi suite à un licenciement collectif ou à une faillite (83 % vs 73 %).
« Le temps est un facteur de succès sous-estimé en matière d’outplacement. Les candidats à qui l’on offre de l’espace pour un plus long trajet décrochent plus souvent un emploi qui leur convient réellement, y compris sur le long terme », explique Aline Bernard, porte-parole de Randstad.
Diverses variables entrent en compte
Bien que la durée d’un parcours d’accompagnement fructueux soit restée stable, il existe des disparités considérables selon le statut, le niveau de fonction, l’âge et le secteur.
- Les ouvriers retrouvent du travail dans un délai moyen de 103 jours,
- pour les employés, ce délai variait de 126 à 174 jours selon le niveau de fonction.
- Les profils de direction ont les plus de difficultés à trouver un nouveau poste (174 jours).
L’âge et la durée de la recherche continuent par ailleurs à présenter une corrélation directe.
- Plus on est jeune, plus on retrouve rapidement du travail.
- Les moins de 30 ans retrouvent un emploi au bout de 72 jours en moyenne
- Contre 147 jours pour le groupe des 50-55 ans.
Au niveau sectoriel :
- C’est en production et en technique que le délai se révèle le plus court
- Dans les secteurs de la finance et du marketing, il est plus long de retrouver un emploi.
Investir dans l’employabilité
D’après Randstad, le délai pour trouver un nouvel emploi est plus long pour les candidats ayant exercé la même fonction durant une grande partie de leur carrière sans autre formation.
Les conseils d’Aline Bernard : « Investir dans l’agilité et les compétences pertinentes offre pourtant la meilleure garantie de succès : dès que ces acquis sont actualisés, nous observons dans ce groupe aussi un afflux fructueux et durable sur le marché du travail »
« Il existe assurément des opportunités pour les personnes de plus de 50 ans, à condition de miser sur l’employabilité durable. »
Un marché de l’emploi sous tension
Bien que la durée de recherche d’emploi après un licenciement ait légèrement diminué en 2025, le marché du travail reste tendu.
Les entreprises sont prudentes :
- Elles veulent aujourd’hui être certaines à 100 % de trouver le bon candidat.
- Cela allonge le processus décisionnel.
« Les employeurs doivent néanmoins veiller à ne pas pénaliser leur propre attractivité : dans un environnement aussi compétitif, une hésitation prolongée peut faire perdre de précieux talents au profit de concurrents plus réactifs », conclut Aline Bernard.