Rédaction
Pour 6 Belges sur 10, un bon équilibre vie professionnelle/vie privée constitue un critère déterminant dans le choix d’un employeur. C’est ce qui ressort de la 26e édition du Randstad Employer Brand Research. Mais qu’est-ce qui détermine concrètement le sentiment de bénéficier d’un bon équilibre vie professionnelle/vie privée ? Le point avec Aline Bernard, porte-parole chez Randstad.
Si le salaire reste le critère le plus important (64 %), l’équilibre vie professionnelle/vie privée figure depuis des années parmi les principaux facteurs pris en compte dans le choix d’un employeur.
Mais qu’est-ce qui amène à un bon équilibre vie privé/vie professionnelle ?
Les principaux éléments sont étonnamment traditionnels : un nombre suffisant de jours de congé arrive nettement en tête (54 %), devant des modalités de travail flexibles (42 %) et une charge de travail raisonnable (40 %).
Top 5 des facteurs clés
- Un nombre de jours de congé suffisant (54 %)
- Des modalités de travail flexibles (42 %)
- Une charge de travail et des attentes raisonnables (40 %)
- Un soutien en matière de santé et de bien-être (40 %)
- Le développement personnel et l’épanouissement au travail (32 %)
Un environnement de travail agréable, du soutien à la vie familiale, un leadership bienveillant et un lieu de travail facilement accessible complètent cette liste de critères.
« Un bon équilibre vie professionnelle/vie privée ne signifie pas la même chose pour tout le monde. »
Pas de réponse universelle
Il n’existe pas d’équilibre universel entre vie professionnelle et vie privée.
L’importance accordée à l’équilibre vie professionnelle/vie privée dans le choix d’un employeur, tout comme les critères qui le déterminent, varie fortement en fonction de différents critères. Citons, par exemple :
- Le genre : Les femmes accordent davantage d’importance au soutien en matière de santé et de bien-être ainsi qu’aux modalités de travail flexibles. Les hommes, pour leur part, associent plus volontiers cet équilibre vie professionnelle/vie privée à un environnement de travail agréable et à l’épanouissement au travail.
- L’âge : Les moins de 35 ans trouvent plus souvent cet équilibre dans les possibilités de développement, dans l’accessibilité du lieu de travail et dans le soutien à la vie familiale. Les travailleurs de 55 ans et plus privilégient davantage une charge de travail raisonnable pour pouvoir poursuivre leur carrière dans la durée.
Quid au niveau des secteurs et des métiers ?
Les 5 secteurs où l’équilibre vie professionnelle/vie privée influe sur le choix d’un employeur sont les suivants :
- Secteur public (76 %)
- Enseignement (67 %)
- Soins de santé (67 %)
- Ressources humaines (66 %)
- ICT (64%)
Les professions perçues comme offrant le meilleur équilibre vie professionnelle/vie privée sont celles de professeur d’université, de fonctionnaire dans une administration locale et d’employé de banque.
À l’inverse, les métiers de marin, de chauffeur de camion et de patron de café obtiennent les moins bons scores.
Conseils aux équipes RH
Pour Aline Bernard, porte-parole de Randstad, les employeurs qui souhaitent rester attractifs ont tout intérêt à revenir à l’essentiel : offrir aux travailleurs le temps et l’espace nécessaires pour réellement déconnecter, tout en s’attaquant à la charge de travail, aux temps de repos et à la flexibilité.
« Un bon équilibre vie professionnelle/vie privée ne se construit pas à coups d’initiatives secondaires, mais par des conditions de travail concrètes au quotidien. »
« De nombreux employeurs misent sur le développement personnel, une culture d’entreprise positive ou un leadership bienveillant, ce qui reste une excellente chose. Mais ces facteurs s’avèrent moins déterminants pour les travailleurs au moment d’évaluer cet équilibre », explique-t-elle.
Les employeurs qui veulent attirer et fidéliser leurs collaborateurs :
- doivent renoncer aux solutions uniformes,
- tenir compte de l’étape de vie et des besoins individuels de chacun,
- sans compromettre pour autant la continuité des activités.
« Trouver ce juste milieu n’a toutefois rien de simple », conclut Aline Bernard.
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