En juin, certains secteurs appliqueront une nouvelle indexation automatique des salaires. Toutes les entreprises ne sont toutefois pas concernées. On vous informe si une adaptation salariale est prévue pour votre secteur.
L’indexation automatique des salaires fait partie du fonctionnement social belge. Elle permet d’adapter certaines rémunérations à l’évolution du coût de la vie. Mais son application varie fortement d’un secteur à l’autre. Contrairement à une idée reçue, tous les salaires ne sont pas indexés au même moment. Certaines commissions paritaires prévoient une indexation annuelle, d’autres mensuelle, trimestrielle ou liée au dépassement d’un indice. Résultat : une indexation prévue en juin ne concerne que les entreprises relevant des secteurs concernés par cette échéance.
Tout dépend de la commission paritaire
Pour savoir si une entreprise doit indexer les salaires en juin, le premier réflexe est de vérifier la commission paritaire applicable. C’est elle qui fixe les règles : le moment de l’indexation, le mode de calcul et les travailleurs concernés. Dans certaines entreprises, plusieurs commissions paritaires peuvent coexister. Il faut alors vérifier chaque situation séparément. Les employeurs doivent notamment contrôler :
- si une indexation est prévue en juin ;
- si elle concerne les barèmes minimums, les salaires réels ou les deux ;
- si une règle particulière ou un plafond s’applique.
Barèmes ou salaires réels : une différence importante
Lorsque l’indexation concerne uniquement les barèmes minimums, l’employeur doit vérifier que les salaires payés restent au moins au niveau des nouveaux minima sectoriels. Cela ne signifie pas forcément que tous les travailleurs recevront une augmentation. Lorsque l’indexation concerne les salaires réels, l’adaptation est plus directe : les rémunérations effectivement versées doivent être augmentées selon la règle prévue dans le secteur. Une distinction essentielle pour éviter les erreurs de paie et les incompréhensions internes.
Les secteurs concernés
Les premières indexations attendues en juin concerneraient notamment les secteurs des cimenteries, du pétrole, du gaz et de l’électricité. D’autres secteurs suivraient ensuite en juillet, parmi lesquels la construction, la métallurgie et le nettoyage. Les entreprises actives dans ces secteurs doivent donc vérifier sans attendre les règles applicables à leur commission paritaire, car l’indexation peut varier selon qu’elle porte sur les barèmes minimums, les salaires effectifs ou les deux.
Avant juin, les entreprises concernées devraient vérifier leur commission paritaire, confirmer les règles d’indexation applicables, mesurer l’impact sur les coûts salariaux et préparer une communication claire pour les travailleurs concernés. L’objectif est simple : appliquer correctement les règles, éviter les corrections ultérieures et informer les équipes de manière transparente.
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