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Quelles compétences développer en priorité à l’ère de l’IA ?

Dans un monde qui s’accélère avec le déploiement des technologies digitales et de l’intelligence artificielle (IA), les hard skills sont rendues plus rapidement obsolètes. Il importe donc de miser davantage sur les capacités permettant de s’adapter et de se re-qualifier et, plus largement, sur toute la gamme des soft skills.

Le développement d’un nouvel écosystème digitalisé et les promesses de l’intelligence artificielle laissent entrevoir la disparition de nombreux emplois avec l’automatisation et la robotisation, mais également la création de nouveaux emplois dont nous n’avons pas idée aujourd’hui. Les métiers les plus à risque sont ceux qui comportent beaucoup de tâches routinières. Ceux qui survivront sont, à l’inverse, les métiers où la spécificité humaine s’exprime et ne peut pas être remplacée par la machine. En bref, ceux pour lesquels les soft skills — les compétences comportementales — sont prédominantes. Et c’est donc clairement une priorité de les développer. D’après le dernier Annual Global CEO Survey de PwC, citée par 34% des patrons sondés, la disponibilité en compétences clés a fait son entrée cette année dans le top 3 des principales menaces à la croissance de leur entreprise.

C’est quoi, les « soft skills » ?

Les « hard skills » peuvent se définir comme les compétences nées d’un apprentissage technique, souvent d’ordre académique, formellement démontrables et dont la preuve est apportée facilement. Avec l’accélération des développements technologiques, elles sont de plus en plus rapidement dépassées, voire rendues obsolètes. Les « soft skills » regroupent des compétences relationnelles et émotionnelles, que l’on peut distinguer en trois catégories :

  • la communication : l’empathie, la capacité à travailler en équipe, à collaborer, celle de s’exprimer aisément à l’oral et à l’écrit, etc. Ces compétences sont clés dans un monde du travail qui fonctionne de plus en plus par projet, en mode collaboratif.
  • la créativité, dont la capacité à générer de nouvelles idées — ce que l’IA ne peut pas (encore) faire ;
  • les capacités analytiques : la force de décision, la capacité à s’auto-motiver, la gestion du temps, la pensée critique, la capacité à appréhender la complexité, la résolution de problèmes… Ces capacités sont d’autant plus importantes que, ne sachant pas aujourd’hui à quoi ressemblera le futur du travail, il importe de s’outiller pour y réfléchir et s’y adapter.

À l’inverse des hard skills, tous ces soft skills n’ont pas de « date de péremption ». Ces compétences sont importantes aujourd’hui et le resteront demain. Difficile d’imaginer une intelligence artificielle capable de les copier…

Quels sont les défis associés aux soft skills ?

Ils sont de deux ordres. Tout d’abord, les soft skills sont liés à l’individu. Une personne peut avoir plus d’empathie qu’une autre. Sa collègue communiquera plus facilement, et un autre membre de l’équipe aura de meilleure capacité à résoudre un problème que les deux premiers. Ce qui rend également les soft skills moins facilement détectables et objectivables que les hard skills, attestées par un diplôme, un certificat ou un examen. Ensuite, « apprendre » des soft skills se révèle plus compliqué qu’apprendre les hard skills. Comment en effet apprendre l’empathie ? Comment se former à la créativité ?

Bonne nouvelle !

Développer les soft skills, c’est possible. Commençons par les identifier. Dans les petites et moyennes entreprises, le manager joue ici un rôle crucial car il connaît généralement bien les collaborateurs. Pour les organisations plus grandes, il existe des tests et des logiciels — données et analytique à l’appui — permettant de savoir quelles soft skills sont les plus développées chez quels collaborateurs et d’identifier celles qui doivent être améliorées, avec des liens pouvant être opérés avec les projets à réaliser ou avec les formations les plus adéquates.

En termes de développement, notons enfin que les soft skills sont des compétences que l’on gagne à stimuler de manière différente, dans une optique de blended learning. Si l’on veut, par exemple, développer la capacité à communiquer, il peut être intéressant de procéder en groupe, pour favoriser l’échange, sortir chacun de sa zone de confort et faire évoluer les façons de penser et d’interagir.

Neelie Verlinden
Digital Content Manager
Talentsoft

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