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Le confinement a fait prendre conscience de l'importance des collègues sur la motivation

Avec un score moyen de 7,5 sur 10, les travailleurs de Belgique se disent généralement heureux avec leurs collègues. Entretenir une bonne relation avec eux semble l'élément le plus déterminant pour le plaisir éprouvé au travail. Pour près d’un salarié sur deux, les collègues sont même des amis. Ne pas les avoir vus à cause du confinement pendant la crise sanitaire n'a fait qu'amplifier ce ressenti.

La solidarité mutuelle, des collègues qui s'entraident et prennent le relais en cas de besoin, est le facteur le plus déterminant pour la qualité des relations entre collègues (66%), suivi par une communication franche et le sens de l'humour (respectivement 62 et 53%). Par rapport aux hommes, les femmes accordent nettement plus d'importance à ces deux derniers critères (respectivement 71 et 65% contre 63 et 58%). Quant aux messieurs, trouver une complémentarité avec les collègues en matière de connaissances et de compétences semble plus important à leurs yeux (39% contre 31%). C'est ce qui ressort d'une enquête en ligne menée pour le compte de Tempo-Team par le bureau d'études indépendant iVOX auprès d'un échantillon représentatif de 1.700 travailleurs et employeurs (marge d'erreur maximale: 2,94%).

Nouer des liens au travail et en dehors

Huit salariés sur dix accordent beaucoup d'importance au contact personnel et amical avec leurs collègues. Ils montrent de l'intérêt pour la vie de leurs collègues, par exemple en leur demandant régulièrement comment ils vont ou comment s'est passé le week-end. Six sur dix prennent régulièrement le dîner ensemble pour bavarder à l'aise. Les sujets de conversation les plus fréquents sont d'abord le travail (84%), les vacances (78%), les actualités (71%) et la vie privée (60%). 57% des personnes interrogées voient en leurs collègues un vrai soutien et même une source de réconfort à qui l'on peut confier des choses personnelles. 42% comptent d'ailleurs de vrais amis parmi leurs collègues (des ‘frolleagues’, de l'anglais ‘friends & colleagues’), et cette relation d'amitié ne cesse pas à la fin de la journée de travail. Après celui-ci, un répondant sur trois fait parfois une sortie avec des collègues (restaurant, café, cinéma) et un sur cinq en invite de temps à autre à la maison. 5% pratiquent du sport avec des collègues ou sont déjà partis en vacances ensemble.

Cela n'est pas sans influence sur le plaisir ressenti au travail: pour ceux chez qui les collègues comptent pour des amis, le plaisir au travail atteint 6,9 sur 10, soit significativement plus que chez les travailleurs pour qui ce n'est pas le cas (6 sur 10). Or on sait que celui qui éprouve du plaisir au travail s'investit davantage dans la relation avec les collègues. Cette bonne compréhension entre collègues est aussi importante pour la quasi-totalité des employeurs. Huit sur dix s'efforcent de promouvoir cet état d'esprit, par exemple en encourageant les collègues à adopter une communication franche mutuelle (40%), à s'entraider lors des coups de feu (32%) ou en organisant régulièrement des activités de cohésion de groupe (26%).

Des amis, mais quelques ennemis aussi

Cette amitié sincère n'empêche cependant pas les tensions. Plus d'une moitié de répondants ont déjà connu des collègues qui médisaient dans leur dos ; un sur quatre a été victime de tracasseries, un sur cinq s'est senti exclu de l'équipe ou dit avoir des ennemis au travail. La conséquence, c'est que des travailleurs éprouvent davantage de stress (44%), se sentent moins bien au travail (32%) et sont plus souvent absents (29%). Deux travailleurs sur trois déclarent toutefois pouvoir s'adresser à une personne de confiance en cas de comportement déplacé de la part de collègues.

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