Temps de travail : l’annualisation se précise

Travail
Rédaction

Le gouvernement fédéral veut permettre aux entreprises et aux travailleurs de répartir le temps de travail sur une année plutôt que sur une base hebdomadaire. L’objectif ? Offrir davantage de flexibilité pour faire face aux variations d’activité, tout en maintenant la durée moyenne de travail prévue par la loi.

L’annualisation du temps de travail franchit une nouvelle étape. Le Conseil des ministres a approuvé un avant-projet de loi qui permettra, sous certaines conditions, de répartir les prestations sur une période de référence d’un an. Une réforme qui pourrait changer la manière dont de nombreuses entreprises organisent le travail.

Travailler plus… puis moins

Aujourd’hui, le temps de travail est principalement organisé semaine par semaine. Avec cette réforme, les heures prestées pourront varier davantage au fil de l’année.

Concrètement, un travailleur pourra effectuer plus d’heures durant les périodes de forte activité et récupérer ces heures lorsque la charge de travail diminue. À la fin de l’année, la durée moyenne de travail devra toutefois correspondre au régime prévu dans l’entreprise.

Les limites légales en matière de durée maximale du travail et de temps de repos resteront, elles, pleinement applicables.

Une flexibilité basée sur le volontariat

L’annualisation ne pourra pas être imposée par l’employeur. Elle reposera sur un accord écrit conclu entre les deux parties, qui précisera les modalités d’organisation du temps de travail.

Le gouvernement entend ainsi offrir davantage de souplesse sans remettre en cause la protection des travailleurs.

Une mesure pensée pour les secteurs saisonniers

Les entreprises dont l’activité connaît de fortes variations saisonnières devraient être les premières à tirer profit de cette nouvelle flexibilité, tandis que son intérêt sera plus limité dans les organisations où la charge de travail reste relativement constante.

Cette nouvelle possibilité pourrait notamment intéresser :

  • l’industrie ;
  • la logistique ;
  • la construction ;
  • le tourisme et l’horeca ;
  • ou encore les entreprises confrontées à des pics de commandes.

En adaptant plus facilement les horaires aux besoins de l’activité, ces organisations pourraient limiter le recours aux heures supplémentaires ou au travail intérimaire.

Quel impact pour les RH ?

Pour les responsables RH, cette réforme représente autant une opportunité qu’un défi.

L’annualisation permettra d’adapter plus finement les effectifs aux besoins de l’entreprise.

En contrepartie, elle nécessitera :

  • une planification plus rigoureuse,
  • un suivi précis des compteurs d’heures,
  • et une communication claire avec les collaborateurs.

Les entreprises devront également s’assurer que leurs outils de gestion du temps sont capables de suivre les prestations sur une période d’un an et que les managers maîtrisent ce nouveau mode d’organisation.

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Keynote

Eva Geluk

Antwerp Management School

La professeure Eva Geluk est titulaire de la chaire « Mental Health at Work » à l’Antwerp Management School. Elle est une experte très sollicitée dans les domaines du bien-être, de la prévention du burn-out et de la réintégration après une absence de longue durée.

Dans cette intervention, elle aborde en détail le bien-être mental et le rôle souvent négligé des dirigeants dans ce domaine. Comment veiller à ce que les collaborateurs se sentent bien dans leur peau ? Quelles sont les bonnes et les mauvaises pratiques qui renforcent ou, au contraire, sapent le bien-être mental des collaborateurs (et de leurs dirigeants) ? Et quel rôle revient aux responsables des ressources humaines ?

S’appuyant sur un cadre de référence scientifique et de nombreux exemples tirés de la pratique (Eva a interrogé plus de 70 cadres, responsables RH et employés dans le cadre de ses recherches), elle présente à Corporate Wellbeing le meilleur des deux mondes.

Workshop

Loïc Vlassakoudis

Vivalia

Loïc Vlassakoudis est Directeur des Ressources Humaines chez Vivalia, l’organisation intercommunale luxembourgeoise qui regroupe 7 sites hospitaliers, une polyclinique et des différentes maisons de repos. Situé entre le Grand-Duché et la France, et dans un secteur où la guerre des talents fait déjà rage, Loïc va expliquer comment Vivalia parvient néanmoins à attirer et à fidéliser une équipe motivée, pour qui satisfaction au travail et bien-être sont des priorités.

Workshop

Pierre Leman

Cliniques universitaires Saint-Luc

Politique de gestion de l’absentéisme à Saint-Luc face à la nouvelle règlementation

Le secteur des soins de santé est traditionnellement confronté à des taux d’absentéisme élevés, ce qui n’est pas une fatalité ni une réalité au sein des Cliniques universitaires Saint-Luc. Par ailleurs, un ensemble de nouvelles mesures et obligations en la matière sont entrées en vigueur.  Dans ce cadre, un projet pilote a été lancé en 2025 à Saint-Luc afin de mieux gérer l’absentéisme au travers de sa politique « Cultiver le lien » et de ses outils. Fort de son succès, l’hôpital a décidé de déployer sa nouvelle approche à l’échelle de toute l’institution dès 2026.  Dans son keynote,  Pierre Leman, Directeur des Ressources Humaines aux Cliniques universitaires Saint-Luc, présentera en détail cette nouvelle politique de gestion de l’absentéisme.

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